Lotus Park


Isadora est donc la ville de ses rêves : à une différence près. Dans son rêve, la ville le comprenait lui -même, jeune ; il parvint à Isadora à un âge avancé. Il y a sur la place le petit mur des vieux qui regardent passer la jeunesse ; lui-même y est assis, parmi les autres. Les désirs sont déjà des souvenirs.

Italo Calvino (Les Villes Invisibles)

 

Photographier un village, une ville ou un pays est impossible. Cette prétention est forcément vaine parce qu’on ne peut être partout à la fois. Tout juste parvient-on à exalter, ça et là, une poignée du pays qui est en nous, et donc peu à peu nous traçons les frontières avec notre appareil photo. 

Dans mes ouvrages précédents, j’ai toujours revendiqué cette recherche et cette nostalgie du territoire de l’enfance et de l’adolescence dont je retrouve dans mon Lotus Park, pays imaginaire, toute la dimension perdue.

 

Collection Cahiers d’Images

Éditions Contrejour. 1987